TATA MATSUA

Devant la misère d’un peuple croulant sous le joug du colonialisme, alors que les plaies de l’esclavage n’étaient pas encore guéries, TATA MATSUA, dans les années 1926, osera tracer la route d’un développement humain des peuples d'Afrique centrale. Aujourd'hui qu'il est porté disparu depuis 1949, broyer par le système prédateur dominant, nous faisons appel à son génie créateur le "Mama wa Ndombi" pour redonner espoir et confiance en la vie à nos peuples.

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Biographie de Tata Matswa

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André Grenard Matswa (ou Matsoua; 17 janvier 1899 - 13 janvier 1942) est un homme politique du Congo Brazzaville avant l'indépendance en 1960.

Né en 1899 dans l'ethnie Lari, dans la région du Pool, André Matswa reçoit une formation catholique et devient cathéchiste comme Simon Kimbangu avec lequel il possède quelques points communs. Employé des douanes, il se rend en France métropolitaine pour, peu de temps après, s'engager dans les Tirailleurs sénégalais. Il sert pendant la Guerre du Rif et la termine comme sous-officier.

Comptable à l'hôpital Laënnec, il suit des cours du soir. Il fonde à Paris, en juillet 1926, l'Amicale des originaires de l'Afrique-Équatoriale française, destinée à « secourir les Noirs libérés du service militaire en France », société d'entraide très ique qui met en avant des objectifs éducatifs et surtout se défend de toute prise de position politique.

Matswa, qui assiste à plusieurs manifestations organisées par le Parti communiste français, participe au développement de syndicats africains et en vient peu à peu à dénoncer les abus de la situation coloniale. De retour en Afrique, il est à de multiples reprises emprisonné par l'administration coloniale. Arrêté en 1929, il est condamné à la déportation au Tchad, à la prison à Mayama, où le 19 septembre 1942il sera porté disparu. Ces bourreaux diront qu'il est décédé en prison, mais ils ne sont pas capable de présenter son corps au peuple qui ne cherchait qu'à lui donner des obsèques dignes de son rang. Le Roi Hassan II du Maroc affirmera lors d'une rencontre officielle avec son homologue congolais, qu'un jour, accompagné de son père, Hassan II a voyager dans le même bateau avec un célèbre prisonnier congolais dénommé André Grenard Matswa. Et en avril 1983 la radio Sud africaine annoncera la mort dans les Caraïbes du prisonnier congolais dénommé André Grenard Matswa. Lors de la Conférence Nationale Souveraine en 1991, un des conférenciers avait dit avoir vu le cimetière de Tata Matswa en Amérique centrale.

Masengo ma Mbongolo "Mama wa Ndombi !!!"